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SEQUELLES ET CONSEQUENCES

L’insertion des personnes cérébro-lésées est lourdement compromise dans un monde où vitesse et rendement prédominent !

Si les séquelles motrices, locomotrices et/ou neurosensorielles (difficultés à se mouvoir, incoordination des gestes, troubles de la vision…) sont les plus repérables, l’essentiel du handicap est souvent invisible :

- Déficiences de la mémoire et de l’attention,

- absence ou troubles de la communication (aphasie, dysphonie)

- lenteur et fatigabilité

- Troubles du comportement : perte de motivation, désinhibition, humeur instable, difficultés à prendre des initiatives.

Enfin, le handicap évolue lentement pendant au moins une décennie, ce qui nécessite un suivi à long terme.

La victime du traumatisme crânien n’est plus tout à fait la même personne qu’avant l’accident, ni tout à fait une autre : il lui faut progressivement se reconstruire.

L’interaction de ces troubles, physiques et psychiques, déséquilibre l’environnement affectif et relationnel de la personne cérébro-lésée. Pour la famille et les proches c’est aussi un traumatisme majeur aux conséquences graves (divorces, suicides, fugues, perte d’emploi, usage de la drogue, alcoolisme …)

 Une vie bouleversée, une vie à recomposer

Chaque année en France, 160 000 personnes subissent un traumatisme crânien, parmi elles :

-  4 000 seront des traumatisés crâniens graves (avec des séquelles invalidantes) :

 - 1 000 décèderont dans les six mois suivant le traumatisme crânien

- 2 000 pourraient retravailler en milieu ordinaire ou protégé, avec une autonomie sociale limitée (d’où la nécessité d’adapter la réinsertion)

- 1 000 demeureront inaptes au travail et resteront totalement dépendants

Un blessé par jour est condamné à rester dans un COMA dit « persistant » ou « Etat Végétatif Prolongé », 30 % d'entre eux sont abandonnés par leur famille par manque de compréhension et faute d’un accompagnement approprié.

On estime aujourd’hui que le nombre de traumatisés crâniens graves vivant en France est de l’ordre de 100 000 personnes environ, soit pour le Département des Bouches du Rhône environ 1 500 traumatisés crâniens.

 Les recherches actuelles démontrent que :

1 - Les lésions séquellaires ne sont pas forcément objectivables en imagerie médicale ;

2 - Il faut un long délai depuis le traumatisme crânien initial pour embrasser l’ampleur des lésions séquellaires. Elles sont imprévisibles individuellement et encore partiellement inexplicables (exemple, il n’est pas rare de voir des épilepsies post-traumatiques survenir un à deux ans après l’accident et de constater, dans le temps, des modifications comportementales importantes)

 Il résulte donc de cet état de fait :

 - Pour les personnes cérébro-lésées : l’importance de poursuivre et d’améliorer leur réadaptation sociale et leur développement personnel ;

- Pour les familles : la nécessité d’une information et d’un appui afin de les aider dans leurs relations avec les institutions, les dispositifs sanitaires, médico-sociaux, sociaux et professionnels ;

- Pour l’ensemble des personnes qui reçoivent des victimes de traumatisme crânien : la nécessité d’une bonne connaissance des troubles séquellaires et de leur mode d’appréhension.



Association des Familles de Traumatisés Crâniens des Bouches-du-Rhône (A.F.T.C. 13) - © Copyright 2011 Tous droits réservés