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LE TRAUMATISME CRANIEN C’EST UNE VIE
BOULEVERSEE ! Le traumatisme crânien est la
conséquence d’un accident qu’il soit :
de la circulation, du travail, du sport, ou encore de la vie
quotidienne. 75 % des victimes d’un traumatisme
crânien ont moins de 35 ans. Le traumatisme crânien est un handicap
singulier, récent, et encore méconnu La rapidité d’intervention des
S.A.M.U., les progrès de la neuro-chirurgie,
de la médecine de réanimation et de rééducation permettent aujourd’hui
à des
personnes de survivre, alors qu’il y a encore une vingtaine d’années
elles
étaient condamnées à mourir. Le traumatisme crânien est fréquemment
accompagné d’une perte de
connaissance ou coma, dont la profondeur et la durée vont être à
l’origine de
conséquences plus ou moins graves. L’importance
des
lésions cérébrales dues au traumatisme crânien entraînera des séquelles
plus ou
moins nombreuses, sévères et/ou durables. Les lésions cérébrales peuvent
avoir d’autres causes : hémorragies
cérébrales, tumeur au cerveau, rupture d'anévrisme. Les jeunes adultes,
atteints de lésions cérébrales acquises présentent des séquelles
analogues à
celles consécutives au traumatisme crânien, de ce fait ils sont
accueillis dans
les Associations de Familles de Traumatisés crâniens &
Cérébro-lésés. SEQUELLES LES PLUS COURANTES :
Les deux premières catégories de
séquelles ne sont pas toujours
présentes, les deux dernières le sont toujours à un degré plus ou moins
important. Ce sont celles qui caractérisent le traumatisme crânien dans
sa
spécificité et sont le plus invalidantes. Lenteur, fatigabilité, troubles de la concentration sont les conséquences « handicapantes » du traumatisme crânien.
SPECIFICITE
DU HANDICAP DU AU
TRAUMATISME CRANIEN Il s’agit d’un handicap acquis
brutalement, au cours d’un parcours de vie
normale. 20 ans de recul permettent progressivement de découvrir les
conséquences spécifiques de ce nouveau handicap qui demeurent encore
largement
méconnues de certains professionnels comme du grand public. Il frappe souvent des personnes jeunes,
au moment où tout est possible, de
l’ordre du faisable… Les jeunes victimes d’un Traumatisme Crânien se
voient
amputés de leurs rêves et de leurs projets. Pour ce qui concerne les
adultes qui
ont déjà leur parcours de vie défini, ils sont amputés de ce qu’ils
avaient
construit et dans l’impossibilité d’un retour à l’identique. La FAMILLE est indissociable de la
prise en charge : Elle est la
mémoire et la sécurité morale de la personne cérébro-lésée. Blessé
et familles sont dans une comparaison constante entre leur histoire
passée et le présent. Ils se trouvent « sous pression »
constante de
leurs émotions diverses, de leurs interrogations, de leurs angoisses.
Le
professeur COHADON (neurochirurgien – Bordeaux) parlait de l’effet
« cocotte minute ». Les
séquelles sont dites invisibles car elles ne vont se manifester que
dans certaines circonstances. Souvent elles n’apparaîtront qu’au retour
au
domicile, dans le cadre de la vie au quotidien, quand la personne
traumatisée
crânienne va se retrouver confrontée à des situations qui vont la
mettre face à
des difficultés qu’elle n’avait jamais rencontrées avant son accident. Ce handicap invisible est aujourd’hui
reconnu au travers de la loi du 11
février 2005. L’imprévisibilité
du comportement est source d’angoisse pour la famille.
Elle est la conséquence des lésions cérébrales, cela n’est pas
suffisamment expliqué aux familles. Il est important de rappeler que chaque
cas est un cas particulier.. La
famille doit être aidée pour accepter la nouvelle personnalité de la
personne traumatisée crânienne qui n’est plus ni tout à fait la même,
ni tout à
fait une autre. L’évolution
à long terme est possible par la dynamique de
récupération : plus elle est entretenue, meilleurs sont les
résultats Le
retour à la maison est indispensable pour que la personne traumatisée
crânienne et son entourage prennent conscience des difficultés, mais il
faut un
accompagnement leur permettant de définir progressivement un projet de
vie
adapté aux besoins analysés. Les
problèmes de sexualité, pour les personnes ayant connu et/ou aspiré à
une vie sexuelle normale antérieure sont encore relativement
« TABOU » - Les troubles liés à la désinhibition peuvent être
facteurs d’échec dans les relations amoureuses. Le
placement dans un établissement paraît ségrégatif pour des personnes
qui
ont vécu « libres » - Il est très mal vécu, et par les
personnes et
par les familles. Surtout lorsque l’établissement d’accueil reçoit des
personnes présentant des handicaps acquis de naissance. La
famille fait partie intégrante de la reconstruction de l’individu – La
famille doit être opérationnelle auprès des professionnels. L’aspiration des personnes cérébro lésées
est récurrente : elles
souhaitent vivre « chez elles » mais craignent la solitude.
Elles ont
en tête l’éducation reçue. L’autonomie, normalement, c’est de parvenir
à
construire sa vie : créer une famille, s’installer dans
« sa » maison,
travailler. Pour elles il est rassurant de poursuivre cet objectif.
Pour
l’entourage il est important aussi que ce but soit atteint pour
apporter la
paix sur le devenir de la personne dans le futur.
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